Dieu a dit : "Tu te lèveras devant ceux qui ont des cheveux blancs, tu honoreras la personne du vieillard, c'est ainsi que tu respecteras ton Dieu. Je suis l'Éternel." (Lévitique 19:32) ------- "Je resterai le même jusqu'à votre vieillesse et je vous soutiendrai jusqu'à vos cheveux blancs. C'est moi qui vous ai soutenus, et je vous porterai, oui, je vous soutiendrai et vous délivrerai." (Esaïe 46:4) ------- "L'Éternel m'adressa encore la parole en ces termes : Que vois-tu, Jérémie ? Je répondis : Je vois une branche d'amandier. Tu as bien vu, me dit l'Éternel. Eh bien, je veille sur ma parole pour accomplir ce que j’ai dit." (Jérémie 1:11-12)


Présentation
 

Que dire ? Je suis l’épouse de William ! :-)

Sinon, à part cela, pour bien expliquer le cheminement qui a eu lieu chez moi concernant cette aventure, je vais peut être remonter à quelques années, même plus, à ma jeunesse, lorsque j’avais une dizaine d’année, et passais des temps de vacances scolaires chez ma grand-mère paternelle ou maternelle (je n’ai plus de grand-pères). Pour être honnête, malheureusement, à cette époque je n’appréciais pas vraiment être chez ma grand-mère paternelle, qui avait de l’autorité, que j’avais du mal à accepter... Ah quand on est jeune, on a du mal avec l’autorité ! ;-)

Concernant son autorité, ma grand-mère a dû se la forger pour réussir à éduquer ses 10 enfants, seule, mon grand-père étant décédé lorsque que mon papa, le 2ème de cette grande fratrie, avait 16 ans.

Toutefois, elle était attentionnée, m’entourait d’affection, et veillait à ce que je garde les bonnes manières chez elle aussi. A son départ précoce, je n’avais que 12 ans, et j’ai réalisé par la suite que son absence représentait un vide, un manque, et que je n’avais alors pas compris l’affection qu’elle me portait lorsqu'elle était encore parmi nous. Ainsi, je réalisais que je n'avais pas non plus mesuré le bénéfice de sa présence. Aussi, j’avais décidé de mieux me comporter, mieux jouir des temps avec ma grand-mère maternelle, qui aimait bien me raconter (en dialecte aslacien) son passé. Je devais batailler pour qu’elle me parle en français, sinon je ne comprenais pas ! :-)

Je me rappelle aussi les bonnes odeurs des plats qu'elle cuisinait, les odeurs du petit déjeuner du matin, le café au lait, etc.

Les années passant, au collège, j’ai eu l’opportunité de faire un stage dans une maison de retraite. Ce stage m’a profondément marqué, car en tant que jeune et simple stagiaire, j’avais été amenée à effectuer des tâches difficiles auprès des personnes âgées, leur donner à manger alors qu’elles avaient le regard perdu, les amener aux toilettes… Mais ce qui m’avait beaucoup affecté aussi, c’était de les voir là, seules, abandonnées dans un coin une fois les temps de repas passés. Les activités n’étaient que pour celles qui étaient encore « éveillées » ! Mais comment cela était-il possible ? Personne pour les visiter, pas de personnels suffisant pour s’en occuper ?! Terriblement choquant et triste ! :-(

J’ai eu également l’occasion, par la suite, il y a + de 10 ans, de travailler saisonnièrement, entres autres, en tant qu’agent hospitalier dans des maisons de retraites, dont l’une m’a profondément et positivement touchée et marquée, le FOYER CAROLINE BESTHESDA à MUNSTER.

En effet, j’ai pu voir qu’il existait des maisons de retraite où la dignité de la personne était conservée. Comment ? Je me rappelle par exemple que pour servir les seniors au moment des repas, qui se passaient dans une belle salle-à-manger, il y avait des nappes sur chaque table et nous (le personnel) devions ôter notre tablier de travail pour revêtir une jupe noir et un chemisier blanc, comme si nous servions dans un restaurant ! :-)

Mais, ce qui m’avait aussi beaucoup marqué, c’était ce que m’avait dit Monsieur HETSCH, à l’époque Directeur, à savoir que si l’une ou l’autre des personnes âgées avaient besoin de parler, lorsque je faisais le ménage dans sa chambre, je pouvais prendre du temps pour me poser et l’écouter un moment ! Bien sûr, pas pendant des heures, ni à chaque fois que je faisais le ménage dans toutes les chambres ; mais lorsque je sentais que le besoin, la demande était vraiment forte, alors j'avais la permission et donc la possibilité de m'asseoir un instant pour prendre le temps d'écouter ce que la personne âgées avait à raconter ! Et elles en ont des choses à raconter ! Cela a eu un fort impact sur moi de voir que j’avais la possibilité et la liberté de pouvoir passer du temps avec ces personnes, pas seulement faire le ménage de leurs chambres et sanitaires ! Je me réjouissais de faire les chambres, car même si je ne pouvais pas passer tout mon temps à discuter, j’avais toujours un bon accueil chez les résidents/résidentes. Nous avions ainsi de bons échanges. Je m’étais attachée à tous et lorsque je n’y travaillais plus, je pouvais leur écrire pour leurs anniversaires et à chaque fête de Noël/Nouvel an, jusqu’au décès des uns/unes et des autres, ce qui fut difficile à vivre, pour ma part !

Dans mon entourage, j’ai réalisé combien il était important de visiter, prendre des nouvelles de nos aînés qui nous entourent, d’autant qu’ils ont beaucoup à nous apprendre aussi de la vie !

Je me sens notamment très proche d’une de mes tantes âgées, la sœur de maman, que j’affectionne beaucoup, car elle a toujours été présente, discrète et à l’écoute. Je ne conçois pas, de plus, de laisser passer une fête, telle la fête des grands-mères, la fêtes des mamans, et tant d'autres occasions, sans rendre une petite visite, ou au minimum un coup de téléphone, une attention, etc. Je m'arrange donc pour les lui fêter aussi et l’entourer comme cela me parait naturel ! Mais bon je ne vais pas trop m’étendre, car il y a en a beaucoup d’autres aussi que j’affectionne, donc j'aurai encore bien des choses à raconter ! :-)

Aussi, lorsque nous avons rejoins l’église méthodiste de COLMAR, qui comprend une bonne majorité de personnes âgées, je me suis rapidement sentie entourée, accueillie, tout en douceur, avec ce tact et cette discrétion qui caractérise les aîné(e)s de notre petite église.

Un jour où nous étions à un repas rassemblant 2 églises (COLMAR et MUNTZENHEIM), j’étais assise à côté d’une des aînées de notre église, Yvonne. Nous avons eu de bons échanges, et elle m’avait attendrie. Quelques temps plus tard, je souhaitai avoir de ses nouvelles, je l’appelai donc et c’est avec plaisir qu’elle nous informait qu’il y aurait une exposition de peintures à laquelle quelques-unes de ses œuvres seraient exposées (de belles peintures!) et nous invitait donc à venir.

C’est là que notre « aventure » commença auprès des seniors. D'abord ceux de l’église, puis, par extension à bien d'autres encore, selon ceux ou celles que Dieu nous mettait à cœur ou sur le « chemin » (bien que pour ma part, j’ai plutôt le sentiment que « l’aventure » auprès des seniors avait déjà commencé depuis fort longtemps, petit à petit ... C'était comme de petites graines semées bien des années avant, et arrosées ponctuellement par Notre Divin Jardinier ! :-)

J’ai réalisé aussi qu’au-delà du plaisir d'être en leur compagnie et vice-versa, nos aîné(e)s aux cheveux blancs nous apportent, m’apportent beaucoup de réconfort, de soutien, et quelquefois même une aide, notamment concernant celles que j’appelle « nos mamies », et plus précisément « Mamie Malou » et « Mamie Jeannette » sans oublier « Mamie Evelyne », qui ont cette foi profonde et qui sont des colonnes spirituelles, pleines de sagesse, de douceurs, qu'elles savent d'ailleurs communiquer dans nos vies, dégageant paix, amour, et respirant le Christ ! Des femmes de foi auxquelles j’aimerais un jour ressembler pour être à mon tour proche des jeunes et moins jeunes, afin de pouvoir les entourer et leur apporter l’essentiel : la foi en Notre Sauveur !

Mais, je pense aussi, et je me réjouis lorsque nous pouvons entourer des seniors, notamment ceux qui n’ont pas forcément la foi, mais qui ont besoin de visites, d'être encouragés, écoutés, aidés, etc. Eux aussi ont tellement à partager … car tous / toutes ont de la valeur ! :-)

Lorsque mon mari m'a partagé ce qu'il a vécu durant le mois d'août 2011 (en lisant l'histoire de George MÜLLER, il a eu la conviction que Dieu l'appelait pour oeuvrer auprès des personnes âgées) j'ai été agréablement surprise étant donné que je ne discernais pas chez lui, jusqu'à présent, un intérêt particulier pour les seniors. Alors quoi de plus naturel, pour ma part, que de me joindre à ce projet et de voir ainsi naître l’association L’AMANDIER.  J'ai à présent le même souhait concernant les projets qui nous tiennent à cœur (Résidence pour seniors, etc.). Cela réjouit mon être entier de savoir que Dieu nous guide sur ce chemin et nous permet de participer à Son œuvre en prenant soin des "cheveux blancs" qui ont besoin d'être aidés, aimés, écoutés, choyés !
 

Marjorie CONDUCTIER







Association L'AMANDIER - 4, rue des lavandières - 68000 COLMAR - Tél : 06 09 41 44 34

Association à but non lucratif affiliée au droit local (Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle).
Inscription au registre des associations du  Tribunal de Colmar, le 28 mars 2013 : Volume : 28 Folio n° 29
Parution obligatoire sous le numéro 1089823 dans le journal "L'ami du peuple" le 14 avril 2013
Numéro de SIREN : 792 295 149
Numéro de SIRET : 792 295 149 00019
Code APE : 9499Z